En 1970, la section Ottawa-Hull de l'Association des parcs nationaux et provinciaux du Canada a été créée par un groupe de citoyens locaux alarmés par des projets de développements majeurs dans le parc de la Gatineau. En peu de temps, la section s’est vue impliquée dans plusieurs problématiques touchant autant l’est du Québec que l’ouest de l’Ontario. Finalement, l'Association des parcs nationaux et provinciaux du Canada a été rebaptisée la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) et la section a adopté le nom de Vallée de l’Outaouais.
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Un des principaux points d’intérêt de la section porte sur l’Initiative de conservation Algonquin-Adirondacks, un programme visant à maintenir et à garder reliées les zones embrassant les habitats naturels qui s’étendent du parc Algonquin en Ontario jusqu’au parc Adirondack dans l’état de New York.
Cette initiative a récemment été incorporée à une vaste campagne nationale de la SNAP, appelée les forêts de l’Est, qui cherche à maintenir les aires sauvages dans les régions Algonquin-Adirondack-Appalaches nordiques.
Depuis plusieurs années, la SNAP-Vallée de l’Outaouais porte un intérêt particulier à la gestion écologique du parc Algonquin, seul parc d'envergure dans la portion sud de l’Ontario.
Dans la province de Québec, la section poursuit son travail vers la création d’un vaste territoire protégé dans le bassin versant de la rivière Dumoine. Seule rivière encore libre de tout projet hydroélectrique dans le sud-ouest du Québec, la Dumoine est un lien critique entre le corridor Algonquin-Adirondacks (A2A) et la forêt boréale.
La campagne Dumoine est en quelque sorte une importante initiative visant à promouvoir la création d’aires protégées significatives et à maintenir la biodiversité du bassin versant de la rivière des Outaouais au Québec.
Il existe donc ici une occasion unique de faire des gains auprès de la Stratégie québécoise sur les aires protégées (SQAP) pour laquelle le gouvernement provincial s’est engagé à augmenter le nombre d’aires protégées à 8 % du territoire québécois.
Près de quatre décennies après que la section Vallée de l’Outaouais ait été créée, nous continuons à nous préoccuper de l’intégrité écologique du parc de la Gatineau et de la pression grandissante qui menace la viabilité de ses fragiles écosystèmes.

