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Les grandes régions sauvages du Canada sont parmi les derniers sur terres

La Société pour la nature et les parcs du Canada et Mountain Equipment Co-op, la plus grande coopérative de détail canadienne destinée à aider les gens souhaitant profiter des bienfaits de la nature et des activités récréatives de plein air, se sont associées afin de créer le mouvement Horizons sauvages pour tous ceux qui ont à coeur les régions sauvages du Canada.

Les Horizons sauvages, ce sont les régions du Canada qui sont encore à l’état naturel. Ce sont ces espaces qu’aucune route ne traverse ou presque, où les rivières coulent librement, où l’eau des lacs et des océans côtoie des plages vierges, et où diverses espèces d’animaux sauvages vivent en toute liberté, comme ils le font depuis des millénaires.

Vision des Horizons sauvages

Notre vision, c’est qu’au moins la moitié de l’eau et des terres publiques du Canada restent à jamais sauvages. Pour concrétiser cette vision, le mouvement Horizons sauvages appuie les campagnes de protection des régions sauvages partout au Canada comme suit:

  • Nous renseignons le public sur l’urgence de protéger l’une des dernières régions sauvages au monde, qui représente 20 % des espaces naturels restants sur la planète
  • Nous recueillons des fonds pour la protection des régions sauvages
  • Nous permettons aux gens de démontrer aux décideurs qu’ils appuient la protection des régions sauvages

Horizons sauvages, c'est qui?

En fait, c’est vous et moi, ce sont toutes les personnes partout au Canada et dans le monde entier qui ont à cœur la protection de notre environnement.

Pourquoi Horizons sauvages est si important ?

Selon la science de la conservation de l’environnement, il faut qu’au moins la moitié de l’eau et des terres publiques restent à l’état naturel pour maintenir l’équilibre des écosystèmes au Canada.

Étant donné la vitesse exponentielle à laquelle le développement évolue au Canada, nous sommes convaincus que la protection de vastes régions sauvages interreliées n’a pas retenu toute l’attention qu’elle mérite. Un point appuyé par le fait que moins de 10 % de nos régions sauvages sont protégées à l’heure actuelle.

Il faut que quelqu’un se lève pour exiger que nous accordions plus d’importance à la question de la protection de l’environnement au Canada. Et comme il est rare que la voix d’une seule personne se fasse entendre dans le monde trépidant dans lequel nous vivons, le mouvement Horizons sauvages résonne comme une seule voix forte qui sera entendue d’un bout à l’autre du pays et, nous l’espérons, dans le monde entier.

Clamer cette voix en faveur de nos régions sauvages pourrait s’avérer l’une de nos plus importantes réalisations.

Apprenez-en davantage sur les projets importants visant à protéger les régions sauvages canadiennes, et impliquez-vous dès aujourd’hui ! Visitez le site Web des Horizons sauvages.


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Un membre de la SNAP termine un périple d’un bout à l’autre du Canada

 
Jay Morrison - 2008  

Au printemps dernier, un membre du conseil de la SNAP-VO, Jay Morrison, a terminé son voyage de 8 000 km, de l’océan Atlantique à l’océan Arctique, en solo à bord de son canot. Lorsqu’il est parti en avril 2006 des eaux salées des Escoumins, dans la province de Québec, Jay avait l’intention de pagayer sur toute la longueur du pays en une saison pour promouvoir la conservation des régions sauvages au nom de la SNAP. Dès les premiers jours, il a réalisé que l’utilité de cette occasion qui ne se présente qu’une fois au cours d’une vie n’était pas d’établir un record à la pagaie, mais bien de rencontrer des Canadiens ayant vécu diverses expériences et en apprendre sur les problèmes sociaux, politiques et économiques et aussi pour conscientiser les gens sur la nécessité de conserver nos paysages et nos rivières. 

Jay a suivi la traditionnelle route de la traite des fourrures par la rivière des Outaouais en passant par la rivière Dumoine où le gouvernement du Québec a récemment annoncé la protection temporaire de près de 1 500 km2. La protection de la rivière Dumoine est une campagne dans laquelle Jay s’implique particulièrement depuis les cinq dernières années. La route se rend à l’ouest par la rivière Mattawa, traverse le lac Nipissing en poursuivant sur la rivière des Français jusqu’à la baie Georgienne et enfin, jusqu’au lac Supérieur. Serpentant à travers une série de petits lacs et de rivières dans le bassin versant de la baie d'Hudson, Jay est arrivé au lac des Bois et il a ramé de la rivière Winnipeg au lac Winnipeg. Il a terminé l’année 2006 devant l'édifice parlementaire du Manitoba lors d’une conférence de presse avec le ministre de la Conservation, Stan Struthers, qui a exprimé son appui à l’idée de protéger la forêt boréale sur le côté est du lac Winnipeg, l’objectif principal de la SNAP-Manitoba. 

En 2007, Jay a pagayé sur le bassin versant arctique en partant du nord de la Saskatchewan jusqu’à Inuvik, dans les Territoires du Nord-Ouest, où il a pris le temps de s’arrêter dans plusieurs communautés autochtones. À Fort Simpson a eu lieu un événement mémorable qui a duré huit jours et où s’est tenue l’assemblée annuelle des Premières nations du Deh Cho de la nation dénée et une conférence où étaient rassemblés les jeunes et les aînés dans le but de transmettre les traditions, le savoir-faire et les valeurs des communautés autochtones. Discuter avec les aînés a été le point fort de tout le voyage. La SNAP travaille depuis plusieurs années avec les Premières nations du Deh Cho de la nation dénée dans le but d’augmenter la superficie de la réserve de parc national du Canada Nahanni (rivière Nahanni Sud). Une annonce à cet effet a d’ailleurs été faite l’année dernière. 

Après avoir atteint Inuvik, Jay est retourné au nord de la Saskatchewan et il a pagayé sur la magnifique rivière Churchill, de l’est au sud, afin de terminer son voyage à Winnipeg. Parce que la naissance de son premier enfant devait avoir lieu, Jay a décidé d’écourter de quelques semaines son voyage sur la rivière Saskatchewan, à Le Pas. Il s’est avéré que bébé Jamie, un joyeux poupon en santé, s’est fait attendre et n’est venu au monde qu’en décembre. Un peu avant la fête des pères de 2008, un temps de répit a permis au nouveau père de délaisser les couches et plier bagages pour quitter Le Pas en train et terminer son voyage vers Winnipeg. 

Pendant son voyage, Jay a donné 80 entrevues aux journaux, à la radio et à la télévision, et aussi des conférences devant des groupes allant d’élèves de quatrième année à Fort McMurray à des groupes d’étudiants de l'Université Queen's. Selon Jay, « le voyage a été extrêmement agréable d’un point de vue personnel et j’espère qu’il a aidé à conscientiser les gens au fait que nous devons agir maintenant pour conserver nos si fragiles régions sauvages. Le Canada possède une très grande part d’eau douce et de forêts intactes de la planète et nous avons la totale responsabilité de nous assurer qu’elles sont conservées. La raison pour laquelle je fais du bénévolat pour la SNAP est que nous obtenons d’excellents résultats partout au pays et que nous avons une grande vision de ce que le Canada a besoin aujourd’hui : protéger au moins 50 % de ce qui reste de nos régions sauvages. »

Vous pouvez lire le blogue de Jay au www.cpaws.org/news/events/canoe/ 

Jay racontera ses aventures dans la région d’Ottawa cet automne. Surveillez notre site Internet pour savoir quand aura lieu sa visite. D’ici là, branchez-vous sur www.horizonssauvages.org et devenez partisan, ou lancez votre propre défi!


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Image (haut) :
Marc Gravel