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Le loup de l’Est

Le loup de l'Est est l'une des espèces les plus insaisissables des Vallée de l'Outaouais, mais comme une «espèce en péril», son avenir est incertain.

Aperçu

Le loup de l’Est occupait autrefois un territoire s’étendant à travers l’Est de l’Amérique du Nord, aussi loin que les Grands Lacs au Nord. Le loup de l’Est a été éliminé sur la majeure partie de son territoire historique en raison de la perte de son habitat et des tentatives délibérées pendant plus d’un siècle pour exterminer les loups partout sur leur territoire. De nos jours, ils occupent une bande étroite s’étendant du Golf du Saint- Laurent au Sud-est du Manitoba. Les limites exactes de ce territoire sont encore mal définies. Toutefois, les loups sont rarement vus à une grande distance au Sud des parcs Algonquin ou Gatineau.

Selon le point de vue de la SNAP-VO, le gouvernement de l’Ontario devrait :

  • Constituer immédiatement un comité consultatif permanent sur le loup;
  • Mettre en œuvre une interdiction immédiate de l’abattage des loups gris et des loups de l’Est dans tous les parcs et les réserves de conservation de la province;
  • Mettre en œuvre une interdiction immédiate de l’abattage des loups de l’Est d’un bout à l’autre de leur territoire actuel et historique (par exemple, dans la région algonquine jusqu’à celle des Adirondacks qui constitue la zone de rétablissement potentielle pour cetteprovinciale complète pour la conservation et le Établir une stratégie espèce);
  • Rétablissement du loup de l’Est.

SNAP-VO travaille à la protection du loup de l’Est, une « une espèce en péril ». Même si le coyote n’est pas en péril, nous le considérons comme un membre important de la chaîne alimentaire, particulièrement dans la mesure où les loups ont été en grande partie éradiqués dans la majeure partie de l’Est ontarien. Par conséquent, nous travaillons également pour que des couloirs naturels et un habitat suffisant lui soient réservés (par exemple par le biais de notre initiative de l’Algonquin aux Adirondacks), ainsi qu’à d’autres animaux sauvages, pour vivre dans un espace où il aura la chance de se déplacer en ayant un impact minimal sur les humains.

Par le biais de ces efforts et d’autres, nous espérons que ces rencontres négatives pourront diminuer et que le public en général prendra conscience des avantages d’un environnement naturel sain et fonctionnel.
Nous nous opposons aux divers « tournois » et aux « programmes de primes » mis en œuvre au cours des derniers mois pour tuer des coyotes dans l’Est ontarien. Ceux-ci sont un relent des campagnes d’abattage du siècle dernier menées contre les loups, avant que l’on ne comprenne le fonctionnement des écosystèmes.

 

Accomplissements récents

  • En 2004, SNAP de la Vallée de l’Outaouais a joué un rôle central dans la création d’une zone tampon couvrant la totalité des 39 cantons qui ceinturent le Parc Algonquin, où l’abattage des loups et des coyotes est interdit. Auparavant, les loups du Parc Algonquin étaient souvent tués au fusil, piégés ou attrapés au collet lorsqu’ils se risquaient à l’extérieur des limites du parc.
  • La SNAP s’est jointe formellement à la Coalition canadienne pour le loup! Pour de plus amples informations, veuillez visiter le site de la Coalition. Pour plus de renseignements au sujet de leur campagne pour faire cesser l’abattage sélectif de loup prévu en Colombie-Britannique, cliquez ici

Comment nous aider!

En mars 2009, SNAP-VO a envoyé une lettre au ministre de l’environnement lui demandant la date à laquelle le plan de gestion du loup de l’Est serait publié, considérant que la Loi sur les espèces en péril demandait que celui-ci soit publié en juin 2008, cliquez ici pour voir un exemplaire de la lettre. Le ministre a répondu en juin 2009, précisant qu’un effort serait fait pour achever le plan en temps opportun et que des études étaient en cours en Ontario et au Québec en vue de surveiller l’état des loups. Pour vous assurer qu’un plan de gestion du loup de l’Est soit préparé et publié sans autre retard, envoyez dès maintenant une télécopie au ministre des Richesses naturelles de l’Ontario.

Le saviez-vous… ?

Le 31 mars 2010, Brent Patterson, chercheur scientifique du ministère des Richesses naturelles de l’Ontario a présenté un exposé sur le loup de l’Est (et sur les coyotes). Certains des renseignements donnés comprenaient les renseignements suivants :

  • La plupart des coyotes de l’Est ontarien sont des hybrides loup-coyote;
  • En général, les loups du Parc Algonquin ne sont pas croisés avec des coyotes;
  • La zone tampon autour du Parc Algonquin est un grand succès. Fait intéressant, les taux de mortalité ont baissé, mais la population du Parc Algonquin reste stable, donc en toute vraisemblance une dispersion substantielle se produit.
  • Tant le gouvernement fédéral que celui de l’Ontario ont désigné le loup de l’Est comme une espèce préoccupante. La Loi sur les espèces en péril (Canada) exige que le Ministre fédéral prépare un plan de gestion du loup de l’Est pour le mois de mai 2008 qui comprenne des mesures pour la conservation des espèces et de leur habitat, en collaboration avec chacune des provinces et des territoires où l’on rencontre cette espèce.
  • Une stratégie pour la conservation du loup de l’Est en Ontario a été adoptée en juin 2005. C’est une étape initiale dans la stratégie de conservation des loups de l’Ontario. Malheureusement, cela n’offre pas une protection suffisante, particulièrement pour le loup de l’Est qui continue à être chassé et piégé sur la quasi totalité de son territoire.
  • En octobre 2006, le Commissaire à l’environnement de l’Ontario a souligné que la Stratégie « ne constitue pas le plan de gestion exigé par la Loi sur les espèces en péril fédérale » et il a demandé que des mesures urgentes soient prises par le ministère des Richesses naturelles pour répondre aux « exigences de gestion du loup de l’Est en tant qu’espèce en péril.
  • En 2005, le ministre des Richesses naturelles a promis de constituer un comité consultatif sur le loup en décembre de la même année, pour évaluer les renseignements supplémentaires concernant le loup au fur et à mesure de leur disponibilité. Malheureusement, ce comité n’a jamais vu le jour.